Le CRAHB attaque la nouvelle saison de Nationale 3 féminine avec un double objectif : passer un cap tout en gardant les pieds sur terre. Les dirigeants ont étoffé leur effectif et affûté leurs ambitions. Mais pas question de s’enflammer.
Une saison de Nationale 3 féminine sous le signe de l’ambition mesurée
L’équipe du CRAHB a repris le chemin de la compétition avec un groupe élargi à vingt joueuses. Un choix assumé par les entraîneurs Simon Pueyo et Thomas Villaret pour éviter les galères de l’année passée. Le championnat de handball féminin s’annonce dense et exigeant.
Cette saison 2026-2027 a été pensée pour durer. Après une campagne précédente marquée par les blessures et les imprévus professionnels, le club veut montrer un visage plus serein. L’objectif est simple : se hisser en poule haute et y rester.
- 20joueuses dans l'effectifcontre 15 l'an dernier
- 8arrivées au clubdont deux du centre
- 14matchs en première phaseen poule de huit
- 8matchs en deuxième phasepour viser la poule haute
Un championnat repensé pour plus de suspense
La formule de la compétition a changé. Deux poules de huit équipes s’affrontent en aller-retour, soit quatorze matchs lors de la première phase. Ensuite, les quatre premiers se disputent la poule haute, tandis que les autres jouent le maintien en poule basse.
Lors de la seconde phase, les points marqués contre les équipes qualifiées sont conservés. Chaque formation joue ensuite huit rencontres supplémentaires contre les qualifiées de l’autre poule. Un vrai championnat en deux temps, qui récompense la régularité et la profondeur d’effectif.
« Avec cette formule, on est obligé d’avoir des objectifs mesurés », souligne Simon Pueyo. Tendre vers la N2 reste une ambition. Mais le premier cap est clair : être en poule haute avec un maximum de points.
Une saison d’apprentissages pour les féminines du CRAHB
Le souvenir de l’exercice précédent reste vivace. Après une belle quatrième place en 2024-2025, le groupe avait de l’appétit. Les aléas du sport amateur ont vite rappelé le club à l’ordre.
Les blessures et les changements de carrière ont bouleversé les plans. L’équipe a bataillé pour accrocher la poule haute, puis payé son retard dans la seconde phase. Mais sur le contenu, les progrès ont été bien réels.
L’équipe est devenue celle que personne n’aime affronter. Les jeunes joueuses ont profité de ce contexte pour franchir des paliers. Certaines étaient prévues comme remplaçantes et se sont imposées comme titulaires. Quand on fait les comptes, les statuts de départ ont vite été oubliés.
Un effectif repensé en profondeur
Pour cette nouvelle saison, le club a enregistré quatre départs et huit arrivées. Des renforts viennent de Pechbonnieu, Pau Nousty, Saint Céré ou Anzin. La formation interne est aussi mise à l’honneur avec deux jeunes issues de l’entente des Félines en U17 National.
- 🤾♀️ Carla Tajan (Pechbonnieu) apporte sa vitesse sur l’aile
- 🔥 Lucile Montane (Pechbonnieu) renforce le poste d’arrière
- 🛡️ Emma Cantero (Pechbonnieu) pour solidifier la défense
- ⭐ Jeanne Erraçaret (Pau Nousty) et Justine Bergougnoux (Saint Céré) ajoutent de l’expérience
- 🌟 Léa De Oliveira (Anzin) et Salomé Messal (centre de formation) complètent le dispositif
- ⚡ Chloé Smierzchalski (issue du pôle) et Lola Batllo (retour en janvier) seront des atouts supplémentaires
Simon Pueyo assume ce choix : « On s’est vite retrouvés à tirer la langue l’an dernier avec quinze filles. Cette saison, on part avec vingt joueuses pour tenir la longueur. » Une performance collective recherchée dès les premiers matchs.
Une poule A relevée pour le CRAHB
Placées dans la poule A, les troupes de Simon Pueyo et Thomas Villaret vont recroiser des adversaires connus. Muret, la réserve de Tournefeuille et l’équipe réserves des Félines – Entente Toulouse 31 seront sur la route du club castanéen.
Difficile toutefois de se projeter avec précision. Les Félines affichent un effectif qualitatif, le Pays de Nestes reste une inconnue après sa descente de N2, et les équipes montantes ne se sont pas encore révélées. « On va être redouté, mais de là à être redoutable, il y a un grand écart », prévient l’entraîneur.
Le premier objectif sera de se qualifier en poule haute avec un capital de points solide. C’est la voie à suivre pour envisager la suite avec sérénité. Le club avance pas à pas, sans se laisser griser par les ambitions.
Les vraies interrogations de cette saison
Pourquoi le CRAHB a recruté autant de joueuses cette saison ?
L'an dernier, seules quinze filles étaient disponibles et le club a rapidement tiré la langue. Avec vingt joueuses, les entraîneurs veulent tenir la longueur et éviter les trous d'effectif.
La formule du championnat a changé, ça change quoi concrètement ?
Deux poules de huit s'affrontent en aller-retour, puis les quatre premiers partent en poule haute. Les points pris contre les qualifiées sont conservés, chaque équipe joue encore huit matchs.
C'est qui les recrues qui vont faire la différence ?
Carla Tajan apporte sa vitesse sur l'aile, Emma Cantero solidifie la défense, et Jeanne Erraçaret amène de l'expérience. Salomé Messal et Chloé Smierzchalski complètent le groupe avec la formation interne.
Le CRAHB peut-il vraiment monter en N2 cette saison ?
Les dirigeants y pensent, mais restent prudents. Le premier objectif est la poule haute avec le maximum de points, la montée n'est pas un objectif affiché.
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Ancien mécanicien aéronautique installé à Nantes, Guillaume vole en parapente depuis quinze ans et en paramoteur depuis huit. Il écrit sur le ciel de l’Ouest avec précision et passion.